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Ecole des enfants en difficultés scolaires : un grand succès
[b]Trois mois après son ouverture, l’école de l’Association pour la réhabilitation des enfants en difficulté scolaire (Areds) de Sans Fils à Moroni, rencontre un succès fulgurant. Il est vrai que ce ne sont pas les enfants en difficulté qui manquent dans le quartier. A l’image de Chamsia Saïd 14 ans, Moussa Salim 10 ans, et Maridjani, 7 ans. Son initiateur désormais voit plus loin encore.Fort du soutien de l’Unicef, de l’association Mawona haya du quartier, et de la communauté des habitants du quartier, elle envisage d’étendre son action dans les autres îles et de se développer plus encore.[/b]
L’Association pour la réhabilitation des enfants en difficulté scolaire (Areds) a ouvert une école pour les enfants non scolarisés et déscolarisés les plus démunis à Moroni Sanfil. Selon un membre de l’association du quartier Mawona haya, plusieurs enfants ont abandonné l’école ou n’y ont pas été inscrits parce que les parents n’ont pas les moyens financiers indispensables, la plupart de ces enfants ne vont même pas à l’école coranique : ‘‘Aussi avons-nous ouvert cette école pour eux’’.
Ce ne sont pas les enfants en difficulté qui manquent dans la quartier à l’image de Chamsia Saïd 14 ans : ‘‘à la maison, nous sommes sept. Seule notre sœur cadette va à l’école et notre mère dit qu’elle n’a pas assez d’argent pour nous inscrire à l’école. Quand cette école est ouverte, ma demi-sœur m’y a inscrite. Maintenant j’apprends à lire, à écrire et faire des calculs, je ne suis plus la risée des enfants qui savent le faire’’. ‘‘Un jour je veux pouvoir travailler avec des ordinateurs’’.
Moussa Salim a 10 ans. Il a quitté l’école au Cp1 et sa famille l’a emménagé ici à Moroni. Quand sa mère a voulu l’inscrire à l’école de La Coulée, le directeur lui a dit qu’il n’avait pas d’extrait de naissance. En attentant l’extrait, il n’allait pas à l’école. ‘‘Avec l’école de l’ Areds, je peux étudier même si je n’ai pas d’extrait de naissance’’.
Pour Maridjani, 7 ans, les choses furent plus simples : ‘‘J’étais inscrit à l’école Franco-arabe. Quand cette école est ouverte ma mère m’a dit que je n’irai plus à mon ancienne école, mais venir ici, je ne sais pas pourquoi mais je pense qu’elle n’a pas d’argent’’.
Avec cette école où ‘‘on ne paie rien et où on nous offre les fournitures, j’ai de la chance d’apprendre à lire et écrire’’.
Grâce à cette initiative de Darkaoui Houmadi, et le concours de l’association Mawona haya, ces enfants ont la chance d’apprendre et d’être comme le reste des enfants qui vont à l’école.
Lorsqu’il s’est installé à Ngazidja en 1997, Darkaoui Houmadi, l’initiateur de ce projet, a commencé à donner des cours privés de niveau du primaire à des enfants confrontés à des difficultés scolaires, à son domicile. Rapidement, l’effectif a augmenté. L’ampleur du travail a poussé Darkaoui à créer l’Areds dont l’objectif est de donner des cours gratuit à des enfants défavorisés. ‘‘Je compte étendre mon activité aux autres îles comme le recommande le règlement intérieur de l’Association pour la Réhabilitation des enfants en difficultés Scolaire’’.
Quand l’association a été agréée par l’Etat, elle s’est fait connaître auprès des autorités de l’éducation de l’Union et de l’île, au Pasec et à l’Unicef. ‘‘Seul ce dernier a répondu favorablement aux requêtes en demandant de formuler un projet détaillé. Le projet est placé sous la responsabilité de l’Ong Idée Maecha qui a son siège à Ndzuwani’’. Pour aider à la réhabilitation des ces enfants, l’Unicef demande une expérimentation de trois mois concentrée, en priorité, dans les quartiers où les besoins sont les plus pressants.
L’école de l’Areds reçoit une centaine d’enfant de 6 à 14 ans. Le quartier Sanfil a mis à la disposition de l’Areds une salle avec des tables-bancs. L’Unicef se charge de procurer à ces enfants l’ensemble de leurs fournitures scolaires.
A près cette première expérience, un atelier sera organisé pour faire un bilan. Depuis que les enfants ont entrepris cette réhabilitation, les changements réalisés sont concluants. Actuellement viennent s’inscrire des enfants qui ont un niveau de Ce1et Ce2 et même de CM1. ‘‘Il nous faudra leur trouver une solution en les transférant à l’école primaire de La coulée ou en les préparant à l’entrée en sixième’’, conclut l’enseignant.
(12-02-2009)








