| Mot du Ministre |
Bienvenue sur le site de l'ancien Ministre d'Etat chargé du Développement, de la pêche, de l'environnement et de l'artisanat de l'Union des Comores, et actuel Directeur de l'Enseignement.
UNION DES COMORES
Unité – Solidarité – Développement
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ILE AUTONOME DE NGAZIDJA
Honneur – Solidarité – Développement
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MINISTERE DE L’EDUCATION,
DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
ET TECHNIQUE,
CHARGE DE LA CULTURE
DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS
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DIVISION DE LA CULTURE
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Etat des lieux
Janvier 2003 – août 2005
Said-Ahmed SAID TOURQUI
Anli MAHAMOUDOU
I. DIAGNOSTIC
1. PRESENTATION
La Division de la Culture est un département autonome au même titre que la Division des Enseignements, et celle de la Jeunesse et des Sports, au sein du Ministère de l’Education chargé de ces missions. C’est la première fois dans l’histoire de l’Etat comorien que la Culture est érigée en division indépendante de la Jeunesse et des Sports. C’est un pas important, il faut le souligner, dans l’appréhension du culturel en terre comorienne, et surtout dans le processus de création d’un ministère de la Culture et des Arts.
La Division de la Culture dresse, tous les ans, le bilan des activités qu’elle a pu mettre en place dans le cadre de son plan d’actions. Cette année, nous avons jugé opportun de faire un rapport global de la Division, qui couvrirait toute la période allant de janvier 2003 à aujourd’hui, c’est-à-dire depuis la mise en place de l’équipe chargée de l’animation de cette division.
La Division de la Culture a hérité de nombreux dysfonctionnements liés au manque de rigueur de l’ancienne direction de la Culture, Jeunesse et Sports. Ajoutés à cela, le flou préjudiciable, à plus d’un titre, au niveau de la gestion des dossiers, l’absence de toute visibilité en matière de programmation culturelle, et l’inexistence flagrante de toute politique culturelle. La Division s’était donnée comme priorités de remédier à cela dans les premiers mois de l’année 2003, à travers un travail d’enquêtes sur le terrain et de rencontres régulières avec les acteurs directs (artistes et entreprises culturelles), voire indirects (associations, opérateurs privés) de la Culture.
L’enjeu était et reste toujours d’une extrême délicatesse, dans la mesure où la Division n’a de division que le nom, sur le papier, mais n’est en fait composé en tout et pour tout que d’un binôme. Notre division n’est mise sur pied que de façon virtuelle, car elle ne dispose d’aucun moyen de fonctionnement, ni de personnel, n’en parlons pas de budget propre à financer ses activités ni d’une quelconque subvention. Et, dans un pays où il n’existe pas une culture de la Culture, il fallait redoubler d’efforts pour combattre les mentalités et définir les contours du concept de Culture comme socle identitaire, base de toute vie sociale harmonieuse, et surtout comme facteur de développement.
Ce qui était au départ un défi s’est vite révélé une gageure, car malgré la relance de certaines activités culturelles beaucoup de projets n’ont jamais pu voir le jour, et les quelques réalisations sont à mettre sur le compte de la force du poignet, sans pour autant négliger l’appui de certaines bonnes volontés dont notre ministre, le chef de Division des Enseignements, et des partenaires privés (Nassib, le Moroni, l’Af-c,…).
Outre la définition d’une politique culturelle, nous avons pu également identifier certaines actions porteuses qui ont fait l’objet d’une programmation culturelle pragmatique. Nous avons mené des réflexions sur la sauvegarde du patrimoine (à travers l’identification des sites archéologiques et historiques, les commémorations et autres événements autour du conte…), et l’opportunité de l’organisation des salons ou festivals (danses folkloriques, gastronomie, artisanat) ; lancé la campagne de sensibilisation sur les Droits d’auteur, la propriété intellectuelle et la protection des artistes ; et redéfini les missions des centres de lecture et d’animation culturelle (Clac).
Globalement, la plupart des objectifs n’ont pu être atteints, suite aux différents obstacles d’ordres intellectuel, matériel, financier et surtout face au déficit chronique en ressources humaines qui continue à peser lourdement sur la Division et handicape son fonctionnement.
2. UNE NOUVELLE POLITIQUE CUTURELLE








