EXPERIENCES & PARTAGE :MOHAMED ABDULHAMIDE

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DEVELOPPEMENT RURAL

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Mot du Ministre  

Bienvenue sur le site de l'ancien Ministre d'Etat chargé du Développement, de la pêche, de l'environnement et de l'artisanat de l'Union des Comores, et actuel Directeur de l'Enseignement.

 


UNION DES COMORES
Unité – Solidarité – Développement
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MINISTERE DU DEVELOPPEMENT RURAL,
DE LA PECHE, DE L'ARTISANAT ET
DE L'ENVIRONNEMENT
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Etude technique sur le renforcement du contrôle et de la surveillance en vue d'établir un plan régional.
Mai 2005 A Tananarive

Monsieur Le Ministre  de la Pêche  de Madagascar
Monsieur le Représentant  de l’Union Européenne
Monsieur Le Secrétaire Général de la COI
Honorable  assistance

L'Union des Comores souligne avec beaucoup de satisfaction, la réalisation d'une structure régionale dans les Sud Ouest de l'Océan Indien qui assurera une pêche durable par une étroite collaboration des pays riverains.

Cet organisme va nous permettre d'harmoniser nos stratégies et réglementation.

Ensemble nous constitutions un groupe homogène et partageons des ressources marines communes et nous sommes confrontés à des problèmes d'aménagement des ressources halieutiques.

Nous comptons beaucoup sur l'appui des spécialités dans l'aménagement des nouvelles pratiques de pêche et des techniques pour un contrôle efficace de la pêche illicite.

D'autre part, le Secrétaire Général de la COI et la Délégation de la commission Européenne ont commandité l'année passée une étude de faisabilité pour un projet pilote de suivi, contrôle et surveillance des grandes espèces migratrices dans la ZEE des pays membres.

Et la mise en œuvre d'un tel projet repose sur la présence d'un système de VMS dans chaque pays de Région. Les Comores sont aujourd'hui le seul pays de la COI non encore pourvu d'un tel système.

Notre pays accorde une importance particulière à un tel projet en raison de notre engagement auprès de la FAO pour une pêche responsable, confirmé par la ratification des Nations Unies sur le droit de la mer d'une part, et en raison des enjeux économique notamment la lutte contre  la pêche illicite, illégale et non réglementée d'autre part.

Nous devons affirmer notre volonté de lutte contre la pêche illicite, tout en sachant bien que la disposition d'un centre de surveillance de pêche même équipé d'un satellite permettant de détecter les bateaux de pêche pirate ne suffit pas à résoudre le problème ; car nous maquons de bateaux de surveillance pour les arrêter, surtout que ces bateaux  pirates changent de nationalité pour ne pas être repérés.

Une volonté politique de grandes responsabilités de tous les pays riverains est  de mise. Le secteur pêche joue un rôle important dans l'économie des Comores avec en potentiel d'expansion encore considérable.

La pêche comorienne emploie 8000 pêcheurs artisanaux. Elle est caractérisée par l'utilisation de pirogues traditionnelles (propulsion à pagaie). Cette pêche limite les champs d'action et le nombre de sorties et a un faible rendement.

La production de la pêche traditionnelle est estimée à 3000 tonnes/an. Ces embarcations exploitent seulement la zone côtière et la contribution du secteur dans l'économie nationale reste insuffisante par rapport aux potentialités existantes.

Depuis quelques années, elle se modernise peu à peu avec l'introduction des vedettes motorisées. Cette modernisation est le fruit de nombreux programmes mise en place par le gouvernement comorien en collaboration avec ses partenaires en particulières le Japon et l'Union Européenne.

La pêche artisanale a permis une augmentation notoire des productions évaluée aujourd'hui à 10 000 tonnes /an.

La plus grande part des ressources halieutiques comoriennes sont néanmoins exploitées par des bateaux industriels ou semi industriels de la ZEE.

20 000 tonnes de thonidés ou grands pélagiques sont pris par des bateaux industriels suivant les accords avec l’Union Européenne et constituent une source importante de devises.

Le potentiel en pêches est considérable mais il manque des chiffres précis pour estimer la production réelle.

¨Pour assurer que le développement du secteur soit durable et stable, des mesures d'accompagnement sont fondamentales pour une gestion adéquate et une exploitation rationnelle durable et soucieux de la préservation de l'environnement. Le manque d'aménagement des pêcheries aura comme conséquence une baisse de la production et peut faire échouer la réalisation des objectifs imposés au secteur halieutique.

Le projet régional renforcera la capacité du gouvernement de l'Union des Comores pour mieux assurer le développement durable de ses ressources halieutiques qui sont encore considérables, mais facilement épuisables si des mesures adéquates ne sont pas prises sur le plan national et sur le plan régional entre les pays riverains.

Je vous remercie

 

 

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