EXPERIENCES & PARTAGE :MOHAMED ABDULHAMIDE

AB0
AB1
AB2
AB3

ESPRIT LIBRE

FAHMI SAID IBRAHIM

DEVELOPPEMENT RURAL

 
 
 
 
 
 
 
Les rapports de conférence

png Genre et développement(402 KB)

pngConférence de Jomtien(219KB)
 
 
Les témoignages

0

Le Métier d’enseignant
L’enseignement, une vocation ?
A en croire les enseignants, pas vraiment : on n’en trouve presque aucun pour faire état d’une véritable attirance pour l’enseignement, d’études entreprises dans le but précis et reconnu d’exercer de métier. Dans l’ensemble, comme ils disent, ils « se sont retrouvés profs» : ni vraiment volontaires,ni complètement contraints,ils sont entrés dans l’enseignement et n’en sont plus sortis.
« J’étais bon élève en terminale » explique un enseignant d’histoire mais je ne savais pas quoi faire en fac. Mes profs m’ont poussé à faire histoire et puis voila.
Pour un autre prof, il a entrepris des études universitaires pour connaître, pour comprendre mais sans visée professionnelle et puis voilà.
Pour un autre prof, le métier d’enseignant m’attirait mais maintenant que je l’exerce, je suis déçu.
Ainsi donc en règle générale, les enseignants ont trouvé un métier différent et beaucoup plus dur que ce à quoi ils s’attendaient. Autrement di l’enseignement est un métier mal connu alors que tout le monde croit le connaître puisque chacun a été élève.
Or un élève ne se rend pas compte du travail de l’enseignant et notamment de la charge nerveuse que représente le fait de tenir une classe ; même pour un prof respecté, que ses élèves ne songent pas à chahuter, animer une classe pendant une heure demande une attention de tous les instants. Celle-ci est d’autant plus usante que la classe est nombreuse et les élèves inattentifs.
Les profs disent tous avoir été surpris au début par la dureté de certaines classes, le côté agité, violent même de certains élèves. C’est qu’ils trouvaient en face d’eux des élèves bien différents de ceux qu’ils avaient été eux-mêmes.
Les jeunes profs ignorent souvent des réalités élémentaires de la vie scolaire tel celui qui déclare : » je suis arrivé aux Comores le 28 septembre après la soutenance de mon mémoire de maîtrise le 28 juin et le 15 octobre j’étais devant une classe de Terminale, je ne savais même pas quel était le programme. »
L’enseignement, c’est aussi pour beaucoup de profs le seul métier leur permettant de se consacrer à la matière qu’ils aiment : Ainsi pour Ab. , passionné de littérature,il trouve dans l’enseignement la possibilité et le plaisir de relire et d’étudier tous les ns telle œuvre de R ou de faire découvrir à ces élèves certains aspects de la poésie moderne.
Pour Mo., le prof de philosophie, l’enseignement est le débouché quasi unique de cette discipline et de surcroît c’est une activité satisfaisante au point de vue de la philosophie elle-même puisqu’il s’agit de réveiller les esprits à la réflexion philosophique.
Mais surtout, pour être un prof heureux,il faut aimer le contact,la relation avec autrui et spécialement avec les jeunes ;seulement le prof copain n’est pas une solution car ce cliché amène certains profs à des échecs cuisants dans des classes devenues intenables.
Il faut s’assumer en tant qu’adulte et avec le rôle qui est le nôtre dans l’institution. J’ai passé l’age d’être leur copain et puis de toute façon au conseil de classe quand on décide les orientations, on n’est pas à la même place eux et moi.
Pour I. » c’est un travail que j’aime bien et que je fais bien,je ne suis pas fumiste, mais ma vie n’est pas là.
D’autres se passionnent,tel ce brillant professeur de Maths, cherchent à mettre au point des nouvelles méthodes pédagogiques,à travailler à travailler avec d’autres profs.
Cependant,les enseignants les plus à l’aise, ceux qui semblent être le mieux dans leur peau sont ceux qui trouvent un équilibre entre leur travail et ce qu’ils font ailleurs. En effet ,même lorsqu’il trouve de l’intérêt dans son travail, qu’il le fait bien à ses yeux et aux yeux de ses élèves, l’enseignant doit prendre garde du risque majeur de son métier :la routine,l’usure !par nature l’enseignement comporte une part de répétition.
A force, elle peut être vécue comme fastidieuse jusqu ‘au ras –le- bol de l’enseignant qui a l’impression de tourner à vide s’il n’a pas ‘autres centres d’intérêts des sources de renouvellement : »je suis bien mieux avec mes élèves depuis que je fais autre chose à coté dit S.H. Il s’agit d’un travail de recherche en laboratoire mais ça peut être aussi du sport ou du théâtre »…le temps libre d’un enseignant doit lui servir à cela, à se nourrir d’autres apports, d’autres contacts sinon il sclérose.
Alors si il est vrai qu’un certain nombre d’enseignant n’aiment pas leur métier, mais restent profs faute de trouver une porte de sortie, beaucoup de profs, eux, s’y sentent bien.
D’accord, c’est un métier usant, difficile mais quand ça marche, quelle satisfaction !
Beaucoup évoque à ce sujet le côté théâtrale de l’enseignement : le prof est seul en scène devant un auditoire et il faut capter l’attention.
Quand en plus on réussit à le captiver, à le tenir sus le charme,aucun prof ne sent plus de fatigue ni d’envie de changer de métier.
L’enseignement a enfin des points communs avec l’acrobatie :nous sommes souvent sur la corde raide,mais quelle satisfaction de réussir et de sentir qu’on a accroché son public !
La qualité des relations qui peuvent s’établir entre le prof et une classe avec qui ça marche bien aucun prof ne s’en lasse. J’ai eu des classes avec qui on vivait une espèce d’histoire d’amour : quand j’ai dû la quitter en juin, je vous assure que c’était une véritable tristesse.


Par Mohamed Abdulhamide

 


 

NOS PARTENAIRES

kalamu bienvenue


mwezinet rodakro


achimo lirexpress


karthala komedit


kashkazi nassadjah

 

 

 

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Abdulhamidecomores 2007/Webmaster