| Mot du Ministre |
Bienvenue sur le site de l'ancien Ministre d'Etat chargé du Développement, de la pêche, de l'environnement et de l'artisanat de l'Union des Comores, et actuel Directeur de l'Enseignement.
UNION DES COMORES
Unité – Solidarité -développement
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ILE AUTONOME DE NAGAZIDJA
Honneur – solidarité -développement
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MINISTERE DE L’EDUCATION DE LA FORMATION
PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
CHARGE DE LA CULTURE ET DE LA JEUNESSE
ET DES SPORTS
PROPOSITION
DU
PROJET D’ORIENTATION DE POLITIQUE GENERALE
DE LA FORMATION TECHNIQUE ET PROFESSIONNELLE
LE PROJET DE L’OFFICE DE LA FORMATION TECHNIQUE ET PROFESSIONNELLE
Date d’élaboration : Août 2005
Date de démarrage programmé : septembre 2005
Rédactrice : Echata NOUROUDINE
Préambule
Le nouveau cadre institutionnel confère aux autorités des îles autonomes des prérogatives dans le développement socioéconomique. Ainsi à l’instar d’autres secteurs, le Ministère de l’Education, de la Formation professionnelle et technique de la culture, de la jeunesse et des sports à Ngazidja a compétence à infléchir une politique éducative conjointement avec l’Union en vue de contribuer au processus de développement socio-économique du pays en général et de l’île en particulier.
Le développement et la diversification de la formation technique et professionnelle est l’un des sous objectifs retenu par le gouvernement de l’île et plus particulièrement par le Ministère de l’éducation de l’île pour y parvenir. Cependant , bien qu’inscrit comme objectif, ce secteur n’a jamais connu véritablement l’essor escompté.
Aussi pour donner un nouvel élan à cette composante de l’éducation, le gouvernement de l’île a instauré un cadre organique lui permettant de se déployer : il s’agit de la création par décret d’un établissement public nommé Office de la Formation Technique et Professionnelle (OFTP) placé sous la tutelle du Ministère de l’éducation dont l’objet est “ d’orienter la politique de la formation technique et professionnelle dans les secteurs prioritaires de l’île, d’assurer la coordination, le suivi et le contrôle des projets.
Définir une orientation de la politique de la formation technique et professionnelle aux Comores et plus particulièrement à Ngazidja, c’est reconsidérer le système éducatif dans son ensemble. En effet, les problèmes de formation professionnel sont liés à la façon dont est conçue et organisée l’enseignement aux Comores et à l’idée que l’on se fait du rôle de l’école.
Hérité du système colonial, celle-ci avait pour objet la formation de moyens et hauts cadres dirigeants pour occuper les postes des différentes administrations publiques. Elle privilégia ainsi l’enseignement général au détriment de l’enseignement technique et professionnel. De fait, elle apparut comme un moyen de promotion sociale.
Cette politique a eu comme effet la dévalorisation du travail manuel, l’abandon du secteur de production aux personnes peu ou pas formés, se déployant de surcroît dans le secteur informel donc peu structuré et de moindre envergure. Une telle politique ne favorise pas le développement socio-économique par l’éducation prôné par l’île. La logique de former des cadres dirigeants et de donner un enseignement de base aux autres n’est plus fondée aujourd’hui.
Pour s’adapter aux différentes mutations au plan institutionnel comme au plan socio-économique, l’île a besoin aussi bien de cadres dirigeants que de main d’œuvre qualifiée. Elle doit être en mesure de fournir un panel de compétences techniques et professionnelles dans les différents échelons pour espérer s’inscrire dans un processus de développement socio-économique durable.
Cela suppose la présence de trois ingrédients : l’accroissement des jeunes à même de réussir socialement,( soit la réussite professionnelle du plus grand nombre et leur épanouissement personnel) l’adéquation formation-emploi pour être efficace dans les différentes missions assignées, enfin le développement du marché de l’emploi, pour absorber les jeunes formés.
Le choix de la massification de l’éducation n’est pas le chemin le plus aisé car il nécessite de gros investissements pour être efficient. Or l’un des problèmes handicapant le système réside précisément dans les contraintes budgétaires : Le Ministère ne dispose que de faibles moyens de fonctionnement, le budget étant absorbé par la masse salariale.
Aujourd’hui la pertinence de repenser le système éducatif et d’accorder une place prépondérante à la formation technique et professionnelle se justifie d’autant plus que:
- Au plan juridique et institutionnel, du fait du processus de décentralisation, les îles jouissent d’une large autonomie, et chacune doit penser à son développement
- le système éducatif est peu performant, avec un taux de redoublement et d’abandon très élevé (respectivement entre 15 et 26% et entre 7 et 19%)
- les personnes en difficulté scolaire, sont exclus du système sans aucune alternative et grossissent le rang des chômeurs quand ils ne deviennent pas délinquants
- Les Comores se sont engagés au plan international par la ratification d’un certain nombre de traités, de conventions internationales, à mener une politique de lutte contre la pauvreté et universaliser l’enseignement.
Ces différents paramètres conduisent l’île à adopter une logique disjonctive qui est l’universalisation et la massification de l’enseignement, préalable à toute politique de développement, maintenir une politique éducative élitiste du fait du manque d’infrastructures nécessaires qui permettraient d’élargir l’offre d’éducation, mener une politique de lutte contre la pauvreté en favorisant la formation du plus grand nombre toute en tenant compte des contraintes du budget et d’un marché du travail à offres réduites.
Aussi pour que la priorité que l’on affirme accorder à la formation technique et professionnelle soit suivi d’effet, il convient de tenir compte de tous ces paramètres interdépendants qui s’entrecroisent et inscrire la formation technique et professionnelle dans une politique globale qui prenne en compte l’ensemble des composantes du système (c’est-à-dire la formation scolaire publique et privée et l’apprentissage sur le tas) et l’environnement socio-économique.I/ Situation et bilan du système en vigueur








