| Mot du Ministre |
Bienvenue sur le site de l'ancien Ministre d'Etat chargé du Développement, de la pêche, de l'environnement et de l'artisanat de l'Union des Comores, et actuel Directeur de l'Enseignement.
UNION DES COMORES
Unité – Solidarité -développement
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ILE AUTONOME DE NAGAZIDJA
Honneur – solidarité -développement
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MINISTERE DE L’EDUCATION DE LA FORMATION
PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
CHARGE DE LA CULTURE ET DE LA JEUNESSE
ET DES SPORTS
PROPOSITION
DU
PROJET D’ORIENTATION DE POLITIQUE GENERALE
DE LA FORMATION TECHNIQUE ET PROFESSIONNELLE
LE PROJET DE L’OFFICE DE LA FORMATION TECHNIQUE ET PROFESSIONNELLE
Date d’élaboration : Août 2005
Date de démarrage programmé : septembre 2005
Rédactrice : Echata NOUROUDINE
Préambule
I/ Situation et bilan du système en vigueur
1.1 Constats et problème du système éducatif
Les efforts réels consentis au plan éducatif ont été jusqu’à présent centrés sur l’enseignement général. Aucune politique en matière d’orientation professionnelle n’est envisagée. La création de l’Université a suivi la même logique et mis en place un certain nombre de filières sans que cette formation initiale soit mise en lien avec le monde du travail.
Aucune étude n’est effectuée sur les besoins immédiats et à venir en ressources humaines dans le marché du travail. Aucune étude comparative de l’offre et de la demande.
La question de la professionnalisation n’est pas posée du moins elle n’est pas liée à la formation, tant et si bien que tous les jeunes aussi bien ceux qui réussissent que ceux qui échouent sur le plan scolaire, qu’ils aient été formés à l’étranger ou sur place, tous rencontrent à des degrés divers des problèmes dans leur insertion professionnelle.
- Pour les jeunes formés sur place
- Ceux qui passent le cap du baccalauréat, sont contraints de s’expatrier pour des études supérieures. Ils choisissent généralement une filière à leur convenance sans se préoccuper des débouchés au plan professionnel, sans avoir au préalable de projet professionnel, et donc sans se projeter dans l’avenir.
- certains jeunes qui auraient le potentiel intellectuel pour faire des études supérieures et constituer une ressource pour le pays, mais qui, pour des raisons économiques ou administratives se trouvent dans l’impossibilité de partir, refreinent leurs ambitions, n’ayant pas de véritable alternative sur place au plan formatif. Il existe en effet peu de formations post baccalauréats pour prendre en charge les élèves performants. Cela constitue à la fois un échec personnel mais également un manque à gagner pour le pays.
- les jeunes qui sont en difficulté scolaire, ou carrément déscolarisés, en sont exclus du système sans aucune qualification. Ils sont confrontés dans leur majorité à une situation de chômage chronique, et recourent à des activités illicites et/ ou mafieuses pour pouvoir survivre. Aussi les familles se mobilisent pour les faire partir apprendre un métier. Les autres investissent les quelques ateliers existants formant notamment aux métiers des secteurs de la menuiserie, de l’artisanat, ou encore de la plomberie. Ces ateliers dispensent un enseignement peu structuré basé sur l’observation et la pratique sans aucun apport théorique, les maîtres formateurs étant eux mêmes peu formés quand ils ne sont pas analphabètes. L’absence d’une quelconque validation des acquis rend difficile le placement de ces jeunes formés sur le marché du travail. Leur survie socio-économique dépend de leur capacité à monter à leur tour leur propre atelier.
b)) Pour les jeunes formés à l’étranger
- En l’absence de contrôle et de suivi des étudiants qui partent à l’étranger, en l’absence d’une politique de l’enseignement supérieur qui cherche à répondre aux besoins du marché de l’emploi, qui orienterait le placement des étudiants suite à des indications relatives au Marché de l’emploi, les jeunes expatriés ont un projet formatif dissocié de toute projection professionnelle. Le choix d’une discipline est souvent un choix arbitraire, ou circonstanciel. Du coup, un certain déséquilibre s’observe au plan professionnel entre les compétences disponibles et les besoins du pays. Certains secteurs sont saturés tandis que d’autres connaissent une pénurie en ressources humaines, sans compter les problèmes d’adaptabilité aux réalités locales.
- L’autre aspect concerne les jeunes sans qualification qui partent se former. Etant donné les spécificités du système scolaire comorien et les écarts de niveau observés, ces derniers ne remplissent pas forcément les conditions requises pour être orientés vers un enseignement professionnel qui soit réellement un choix et connaissent un parcours chaotique, qui pour certains ne mène nulle part et les contraint à s’exiler à vie.
- Quant aux personnes en exercice, elles sont confrontées à des problèmes de compétence et d’adaptabilité du fait de l’évolution des métiers. En l’absence de formation continue, les salariés n’ont pas la possibilité de réactualiser leurs connaissances. Ils n’ont pas non plus la possibilité de se réorienter professionnellement. Du coup peu d’entre eux ont la possibilité d’évoluer professionnellement, ce qui peut constituer un facteur démotivant, qui à terme les rendent peu rentables et inefficaces. Cela concerne notamment le personnel enseignant et les encadreurs pédagogiques.
1.2 Etat de lieu et analyse de la formation technique et professionnelle








