| Mot du Ministre |
Bienvenue sur le site de l'ancien Ministre d'Etat chargé du Développement, de la pêche, de l'environnement et de l'artisanat de l'Union des Comores, et actuel Directeur de l'Enseignement.
UNION DES COMORES
Unité – Solidarité -développement
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ILE AUTONOME DE NAGAZIDJA
Honneur – solidarité -développement
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MINISTERE DE L’EDUCATION DE LA FORMATION
PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
CHARGE DE LA CULTURE ET DE LA JEUNESSE
ET DES SPORTS
PROPOSITION
DU
PROJET D’ORIENTATION DE POLITIQUE GENERALE
DE LA FORMATION TECHNIQUE ET PROFESSIONNELLE
LE PROJET DE L’OFFICE DE LA FORMATION TECHNIQUE ET PROFESSIONNELLE
Date d’élaboration : Août 2005
Date de démarrage programmé : septembre 2005
Rédactrice : Echata NOUROUDINE
Préambule
I/ Situation et bilan du système en vigueur
1.1 Constats et problème du système éducatif
1.2 Etat de lieu et analyse de la formation technique et professionnelle
Les Comores ont investi énormément ces dernières années, en matière d’enseignement, mais étant donné les problèmes soulignés plus haut, la priorité était accordée à l’enseignement général au détriment de l’enseignement technique et professionnel.
C’est suite aux recommandations des Etats généraux de l’éducation de 1994 et aux orientations du plan directeur de l’éducation 1997-2001 que la formation technique et professionnelle a été posée comme devant être une orientation majeure du système éducatif.
C’est à cette période, que l’on observa les premières actions allant dans le sens d’une organisation et d’un contrôle de l’enseignement technique et professionnel visant à rendre performant le marché du travail en matière de ressources humaines qualifiées et/ ou compétent.
Ces actions ont été menées par un établissement public dénommé Office de la Formation Technique et Professionnelle. Jouissant d’une autonomie administrative et financière, cet établissement a pu réaliser, dans le cadre du programme Projet Education III, durant la période 2000-2002
-2002, un certain nombre de formations modulaires.
S’inscrivant dans une démarche de réforme du secteur de la formation technique et professionnel plus en lien avec les réalités économiques, et l’évolution des emplois, l’OFTP orientait et coordonnait des actions de formation à l’adresse des acteurs économiques comoriens. Il répondait ainsi aux besoins de formation exprimés par les entreprises ou les organisations diverses (établissements publics, structures syndicales ou associatives) qui souhaitaient améliorer les compétences professionnelles de leur personnel. Cette démarche a permis de renforcer du moins le temps de la réalisation des projets, le développement de partenariat entre les promoteurs économiques, les organismes de formation et l’office en charge de mettre en œuvre ces formations. Cette approche par sous projet a permis d’impliquer les employeurs dans la définition et la réalisation des formations, de répondre à un besoin et de tendre à l’adéquation formation- poste occupé ou à défaut le profil.
Mais de par le choix structurel et organisationnel de l’office, cette mise en relation des organismes professionnels semble n’avoir duré que le temps des réalisations des projets. Si bien que le gros travail de sensibilisation et de développement de partenariat s’en est allé avec la fin dudit programme.
L’objectif d’accompagner le développement économique du pays en améliorant le niveau de formation n’a été que partiellement atteint. Les bénéficiaires ont été effectivement les structures convenablement installées pouvant répondre aux exigences fixées pour bénéficier d’un financement. La réforme de l’enseignement technique aurait davantage gagné si des établissements professionnels étaient crées pour assurer de façon subsidiaire les formations modulaires dispensées. C’est en cela qu’elles auraient gagné en efficacité. Ceci marque le manque de volonté réel du pays à mettre des actions concrètes allant au delà du discours. Le budget octroyé pour le volet professionnel dans cette période est du reste très éloquent. De 7,8 % du budget de l’éducation en 1996, il n’a cessé de décroître d’année en année jusqu’à être de 2% en 2000. Depuis la décentralisation régie par l’autonomie des îles, aucun budget n’a été alloué à l’enseignement technique et professionnel, ce qui explique en partie la difficulté à honorer les objectifs que le Ministère s’était fixé.
Ainsi malgré les intentions clairement affichées par le gouvernement de l’île de la priorité de la formation professionnelle et technique visant à répondre à la défaillance du marché de l’emploi en matière de qualification professionnelle, Le secteur de la formation technique et professionnelle est resté peu développé :
- Les jeunes qui sont exclus du primaire n’ont aucune alternative, le système de formation professionnelle actuel étant destiné uniquement aux jeunes issus de l’enseignement secondaire.
- le dispositif de formation est inadapté et peu productif : les filières de formation sont créées sans tenir compte des réalités du pays et sans définition précise des objectifs visés.
- Les établissements de formation techniques et professionnelles créés, une fois passé la phase d’expérimentation, laquelle, est généralement soutenue par les bailleurs de fonds étrangers et / ou les ONG, finissent par fermer après la formation de quelques promotions, faute de budget de fonctionnement.
- L’offre de formation reste très insuffisante. Ainsi, depuis près de trente ans, on ne dénombre que trois institutions publiques de formation professionnelle et technique au niveau de Ngazidja : l’IFERE (Institut des Enseignants et de la recherche en Education et l’ENAC ( Ecole Nationale d’Administration et du Commerce) comme institutions publiques de formation professionnelle et technique post baccalauréat. Le seul centre qui avait pour objet d’insérer les jeunes déscolarisés, le CH (Centre Horticole ) a du quant à lui pour subsister, orienter ses objectifs faute de moyens pour financer les projets d’auto-emploi des diplômés, et réalise aujourd’hui des activités de formation continue de groupements de producteurs horticole.
En l’absence d’études sur le marché de l’emploi, en l’absence de retour et de suivi des personnes formées, il est difficile de savoir si les formations dispensées par ces structures sont adaptées aux besoins du marché de l’emploi, ni si elles sont efficaces. Le problème de l’adéquation de ces enseignements avec le marché de l’emploi reste donc posé.
L’approche de l’office de proposer des formations en fonction des demandes exprimées répondait seulement à l’adéquation entre la formation et le poste occupé. Par contre une telle approche ne répond que partiellement à l’objectif d’organiser et de structurer l’enseignement technique et professionnel.
Au vu de ce panorama succinct de la situation de la formation technique et professionnelle les problèmes qui semblent irrésolus restent :
- La méconnaissance des besoins qualitatifs et quantitatifs du marché de travail et de l’emploi
- L’insuffisance et/ ou la faiblesse de l’offre de Formation et du système de formation qualifiante fondée sur la demande
- L’inadaptation des programmes aux besoins socio-économiques du pays
- Le manque de structures de formation pour les déscolarisé de niveau primaire et collège sans aucun diplôme
- Le manque de financement de la formation
- La dévalorisation de l’image de l’enseignement technique et professionnel associé à l’échec scolaire
- Les formations dispensées sont réalisées dans le secteur informel et limitées à certains secteurs : mécanique auto, bâtiment, soudure- plomberie, électricité…
Dans un tel contexte quelle politique mettre en œuvre au plan de la formation professionnelle ? Comment faciliter l’entrée dans la vie active des jeunes sans qualification ? Comment insérer les cadres supérieurs formés à l’étranger pour les adapter au contexte comorien Quels secteurs privilégier ? Quels plans de formation mettre en place ? Quels dispositifs de formation promouvoir ? Quelles modalités et supports pédagogiques ? En somme il s’agit de voir quel programme politique éducatif doit être mis en vigueur et pour quels changements attendus ?
1.3 Définition de l’orientation de la politique de formation








