| Mot du Ministre |
Bienvenue sur le site de l'ancien Ministre d'Etat chargé du Développement, de la pêche, de l'environnement et de l'artisanat de l'Union des Comores, et actuel Directeur de l'Enseignement.
UNION DES COMORES
Unité-Solidarité-Développement
MINISTERE DU DEVELOPPEMENT RURAL, DE LA PECHE,
DE L’ARTISANAT ET DE L’ENVIRONNEMENT
DIRECTION NATIONALE DE L’ENVIRONNEMENT
ET DES FORETS
Promotion des matériaux minéraux non métalliques de substitution au bois de construction
| Durée | 16 mois |
| Sous secteur | Changement Climatique |
Organisme chargé |
Ministère du Développement |
| Montant | 860 000 USD |
| Apport du gouvernement | en nature : (10 000 000 FC) |
| Date de démarrage | Avril 2006 |
Contexte national
Environ 30 à 40%, 50 à 60%, 25 à 30% des familles comoriennes respectivement en Grande-Comore, Anjouan et Mohéli vivent dans un habitat en torchis ou en paille sur charpente de bois qui résiste mal aux intempéries. La tendance à l’augmentation des évènements climatiques extrêmes observée depuis ces dernières années risque de mettre en péril la vie de ces familles. En effet, 30% des constructions sont en dur et semi dur et 70% sont en structure légère et donc précaires. Près de 6.000 logements sont construits par an dans l’ensemble des trois îles dont 4.200 en structure légère. Avec une incidence de pauvreté totale des individus de 44,8% et une incidence de pauvreté totale des ménages de 36,9% et un chômage de 13,5%, l’accès au bâtiment en dur reste limité aux familles plus nanties en raison du coût élevé de ce mode de construction.
Les résultats du recensement de 1991 prévoient entre 1991 et 2010 une évolution du nombre d’habitat estimé à 246.977 par rapport aux projections démographiques sur cette période.
L’utilisation de nouveaux matériaux produits localement pourrait entraîner une baisse significative du coût de construction. Les constructions en dur par les matériaux minéraux non métalliques résistent mieux au vent et à la pluie, et ont une durée de vie de plusieurs décennies, alors que les constructions en paille ou torchis doivent être renouvelées presque tous les ans.
La disponibilité limitée des ressources ligneuses rend urgent le recours à des solutions alternatives pour résoudre le problème de l’alimentation en bois d’oeuvre et préserver les ressources forestières.
De plus, l’amélioration du confort et des conditions d’hygiène passe par l’introduction de produits sanitaires (lavabos, baignoires, carreaux, etc.) dans la vie quotidienne des Comoriens. Toutefois, ces produits d’importation coûtent cher. Seule une fabrication locale pourra entraîner une baisse des prix.
Justification du projet
La promotion du secteur non métallique de l’industrie et les technologies de production des céramiques a pour objet principal le développement de capacités nationales nécessaires à l’émergence d’une industrie qui met en valeur les ressources minérales non métalliques du pays.
Ce projet s’inscrit dans le cadre général de la politique de préservation de la forêt et de valorisation des ressources naturelles locales définie par le Gouvernement.
Dans l’île de Grande-Comore, le déboisement du Karthala risque d’entraîner à terme le tarissement des nappes souterraines qui alimentent les grandes villes de l’île. À Anjouan, de plus en plus de rivières sont asséchées. Un important phénomène d’érosion et de perte de fertilité des sols a été constaté de même que la raréfaction du couvert forestier. Ces dernières années, on a assisté à Mohéli à une accélération du déboisement, en raison de la croissance démographique, responsable de la pression exercée sur l’utilisation des sols.
Le projet proposé constitue une des actions à mettre en œuvre pour le maintien d’un couvert forestier suffisant, indispensable à la préservation locale des sols et des rivières, des nappes aquifères et de la biodiversité, de même qu’à l’équilibre climatique. En plus de contribuer à réduire les effets néfastes d’un déboisement accéléré, la mise en œuvre de ce projet permettra d’assurer aux populations un approvisionnement durable en bois d’oeuvre.
Le développement du secteur non métallique permet de renforcer la résistance de l’habitat traditionnel aux extrêmes climatiques, l’émergence d’entrepreneurs dans le secteur des céramiques, l’augmentation des constructions en dur et la disparition progressive des habitats en paille, la diminution de la déforestation, la création d’emplois et formation du personnel, le développement de perspectives commerciales, limiter l’exode rural, la mise au point d’habitat confortable et économique. Les granulats, les sables, les pouzzolanes, les limons et les argiles entrent dans la fabrication d’une grande variété de produits en céramique. On les retrouve dans la construction des bâtiments, mais également des routes et des ponts, en somme, dans la plupart des infrastructures urbaines. Les matériaux minéraux non métalliques peuvent contribuer à l’économie nationale et donc à la lutte contre la pauvreté.
En outre, l’utilisation des briques en terre stabilisée dans la construction contribue à la régulation de la température à l’intérieur de l’habitat et a un impact positif sur l’efficacité énergétique des bâtiments.
Enfin, son utilisation requiert de simples procédés de moulage et de presse. Il s’agit d’une technologie adaptée, maîtrisable et reproductible sur place.
Le développement du secteur non-métallique requiert la mobilisation des ressources disponibles localement :
- en ingénierie (cadres et techniciens) ;
- en matériaux de remplacement (matière première en quantité suffisante) ;
- en commercialisation (mise en marché et développement) ;
- en technologie adaptée.
Quant à la diversité des applications céramiques, une approche intégrée du développement des matériaux de construction et industriels non-métalliques implique :
- l’identification et/ou la formulation des besoins ;
- l’exploration des matières premières appropriées ;
- la recherche sur la technologie à développer et/ou à adapter ;
- des perspectives de développement commercial.
Les matériaux minéraux non métalliques occupent une place importante dans l’économie de nombreux pays. Les granulats, les sables, les pouzzolanes et les argiles entrent dans la fabrication d’une grande variété de produits en céramique. On les retrouve également dans la construction des bâtiments, des routes et des ponts, en somme, dans la plupart des infrastructures urbaines.
Objectifs
Les objectifs du projet sont :
- L’évaluation des structures et capacités existantes ;
- L’exploration, l’inventaire et la cartographie des matières premières ;
- La recherche et la mise au point des procédés technologiques appropriés ;
- L’appui à la création d’entreprises privées dans le secteur des céramiques (3 à 5 entreprises à la fin du projet) ;
- La formation des employés.
La production de céramiques contribue notamment à l’amélioration des conditions de vie dans le pays par la création d’emplois. Elle a de plus une incidence directe sur la mortalité infantile par l’amélioration des conditions d’hygiène.
En outre, l’utilisation de la terre dans la construction contribue à la régulation de la température à l’intérieur de l’habitat et a un impact positif sur l’efficacité énergétique des bâtiments. Enfin, son utilisation requiert de simples procédés de moulage et de presse.
Cadre institutionnel
Les différentes activités seront coordonnées et exécutées par le Laboratoire National des Travaux Publics et du Bâtiment et le Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique pour les activités de prospection des matières premières, de recherche et développement.
En collaboration avec les associations, la Direction Nationale de l’Environnement et des Forêts assurera le volet touchant la mise à contribution de la population (éveil et développement de l’intérêt).
La mise en œuvre de la phase préparatoire du projet s’échelonne sur 16 mois.
Produits attendus
Résultats atteints au terme de la phase préparatoire du projet :
- émergence d’entrepreneurs dans le secteur des céramiques ;
- augmentation des constructions en dur et disparition progressive des habitations en paille ;
- amélioration des conditions d’hygiène et de confort des ménages ;
- diminution de la déforestation ;
- création d’emplois et formation du personnel ;
- impact sur l’exode rural ;
- transferts de technologie ;
Résultats atteints au terme de la phase d’exécution des projets pilotes:
- Une micro-entreprise par île opérant dans la production de matériaux de construction à base de terre et de granulats ;
- La mise au point de modèles d’habitats populaires, confortables et économiques.
Apports
Gouvernement
Le Gouvernement Comorien prendra en charge les locaux mis à disposition du projet et le matériel sera lui-même exempt de taxe à l’importation.
Bailleurs de Fonds
Le Bailleur de Fonds prendra en charge l’assistance technique du projet, le mode de fonctionnement ainsi que l’acquisition du matériel.
Budget
Dépenses d’investissement Montant en $ US
Equipement, appareillage de mesure et matériel de laboratoire 250 000
(Géologie, géophysique, géochimie, géotechnique)
Matériel informatique et de bureautique, logiciels de calcul 35 000
Documentation 5 000
Matériel roulant 30 000
Sous total investissement 320 000
Dépenses d’exploitation
Etudes, recherche et formation 200 000
Consultant international 75 000
Salaires 100 000
Entretien et réparation 50 000
Fonctionnement 60 000
Divers 65 000
Sous total exploitation 540 000
GRAND TOTAL 860 000 $







