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Bienvenue sur le site de l'ancien Ministre d'Etat chargé du Développement, de la pêche, de l'environnement et de l'artisanat de l'Union des Comores, et actuel Directeur de l'Enseignement.
SECTEUR ENERGIE
PARTIE 2 : ANALYSE DE L'OFFRE ET DE LA DEMANDE DE BIENS ET SERVICES CONSOMMES PAR LES MENAGES
L’Offre d’énergie
Le sous-sol ne recèle ni gisement minier ni pétrole. Le potentiel hydraulique n’est pas négligeable mais insuffisamment exploité. Les principales sources d'énergie du pays sont les produits pétroliers importés et la biomasse. Cette dernière couvre 71% des besoins énergétiques nationaux. La consommation d'énergies commerciales, largement dominée par les produits pétroliers, progresse très rapidement depuis quelques années mais la consommation finale par habitant reste faible. Pour avoir une idée du système d’approvisionnement en énergie aux Comores, nous allons faire la présentation selon la forme d’énergie.
Structure du système énergie
Les formes primaires
Il existe actuellement aux Comores les sources locales d’énergie primaire suivantes :
- Le bois de chauffe
- L’énergie hydraulique
- Energie solaire
Le bois de chauffe
Le bois reste, en 2001, le principal combustible avec 71% des besoins aux Comores. Le bois utilisé comme source d’énergie est entièrement produit sur place. Il est utilisé principalement comme combustible dans les ménages pour la cuisson et fournit en énergie les distilleries d’Ylang-ylang. Les facteurs d’évolution de la demande de cette forme d’énergie sont la croissance démographique. Selon le rapport de Stratégie pour une croissance agricole (Banque Mondiale, 1993), la consommation de bois d’énergie est estimée en 1991 à 170 000 m3 dans les ménages et 55 000 m3 dans les distilleries d’Ylang.
En 1997/1998, 400 alambics ont été recensés à Anjouan pour une production annuelle variant entre 60 et 75 tonnes d’huile essentielle. Ceci représente 90% de la production nationale estimée au total à 80 tonnes. Cependant, le rendement thermique des dispositifs utilisés dans les distilleries est très varié suivant la qualité du système (conditions de combustion, le four, l’équipement).
L’énergie hydraulique
Elle est utilisée uniquement comme source d’énergie pour la production d’électricité. Quatre micro-centrales hydroélectriques ont été installées aux Comores. Trois à Anjouan et une à Mohéli. Il convient de noter qu’il n’existe pas de cours d’eau dans l’île de la Grande Comore en raison de la nature perméable de son sous-sol. Actuellement, une seule micro-centrale est fonctionnelle à Anjouan lors de notre mission de terrain d’avril 2002, c’est celle d’Ongoni et une à Mohéli, celle de Miringoni. Les deux autres centrales d’Anjouan Tatinga et Lingoni sont complètement en ruine et nécessitent une réhabilitation complète pour leur exploitation. A Mohéli, la micro-centrale de Miringoni d’une puissance de 27 Kva alimente en électricité la localité du même nom. Le réseau qui compte environ une cinquantaine d’abonnés semble être saturé et n’est pas en mesure de répondre à une demande supplémentaire. Il ne fonctionnait pas lors de notre passage à la centrale en raison de problème technique, l’alternateur devrait être envoyé en réparation à la suite d’une mauvaise installation. La centrale de Ongoni à Anjouan, doté d’un alternateur de 80 Kva, est fonctionnelle et permet d’approvisionner en électricité les localités voisines de Bambao et …. Selon la personne rencontrée, le réseau compte plus de 400 clients. Ces deux micro-centrales hydroélectriques à Mohéli et à Anjouan, sont gérées par la communauté locale.
L’énergie solaire
Cette forme d’énergie est utilisée traditionnellement pour le séchage de produits agroalimentaires. Nous n’avons, en ce moment, aucune information quantitative de la consommation et aucune étude n’a pas été faite sur ce genre d’usage de l’énergie solaire, même s’il occupe une place non négligeable dans l’économie en terme de calories consommées (séchage de produits agricoles tels que le bois, la vanille, les légumineuses). En ce qui concerne le photovoltaïque, la puissance totale installée a atteint, en 2000, le seuil de 20000 kWc, 40000 kwc en 2001 suite à ce programme national et à ce projet pilote de diffusion équipements solaires photovoltaïques et de chauffe-eaux solaires.
Les formes secondaire
Il s’agit essentiellement de l’électricité et dans une moindre mesure du charbon de bois.
L’électricité
Le secteur de l’électricité aux Comores rencontre d’importants problèmes depuis 1995 après avoir connu une forte croissance entre 1983 et 1994 (figure ci-dessous). Par exemple, la croissance de la production était de 7,45% entre 1993 (28,22GWH) et 1994 (30,32 GWH) avec 8% à Ngazidja, 3,78 à Ndzuwani et 20,32% à Mwali. Mais les pertes électriques sont passées de 27,4% en 1992, 30,5% en 1993 et 30,6% en 1994 pour atteindre presque 45% actuellement. Ces pertes sont en très grande partie dues à trois facteurs :
- des fraudes des consommateurs non clients à la société et qui font des branchements directement sur les lignes de distribution
- des fraudes de la part des clients qui agissent au niveau des compteurs
- des pertes techniques liées au transport et aux transformateurs
Ces pertes sont surtout plus importantes à la Grande Comore et à Anjouan. A Mohéli, elles sont très limitées en raison probablement de l’étendue limitée du réseau électrique.
Figure 1 : Evolution de la production d’électricité
L’infrastructure de production électrique comprend actuellement un équipement essentiellement thermique (diesel); la part de la production hydroélectrique ne cesse de diminuer depuis1983, la contribution des deux micro-centrales existantes, situées à Anjouan et Mohéli (Grande Comore ne possédant pas de cours d'eau) n'excédant pas aujourd'hui 7%. Le parc de production ne dépasse pas 12 MW répartie de la façon suivante : 9,3 MW se trouve à la Grande Comore, 1,6 MW à Anjouan et 0,5 MW à Mohéli.
Tableau 1 : Répartition de la puissance électrique installée par île, 2002







