Bienvenue sur le site de l'ancien Ministre d'Etat chargé du Développement, de la pêche, de l'environnement et de l'artisanat de l'Union des Comores, et actuel Directeur de l'Enseignement.
LE SECTEUR DE LA PECHE AUX COMORES
- Introduction :
Caractéristiques
_ Pirogues
_ risques
_ Faible rendement
Situation actuelle. Grâce programmes mis en place par le Gouvernement Comorien en collaboration avec ses partenaires en particulier le Japon et l’Union européenne.
_modernisation : la production passe de 6 000 tonnes en 1987 à 13 500 tonnes en 1994.
L’origine volcanique des Comores lui offre un plateau continental très étroit ne couvrant qu’une superficie de 900 km².
Les ressources halieutiques sont estimées aujourd’hui à :
- 3 000 tonnes exploitables par des pirogues traditionnelles sur des plateaux coralliens autour des îles.
- 10 000 tonnes de thonidés ou grands pélagiques exploitables à la limite des 25 milles nautiques.
- 20.000 tonnes de thonidés ou grands pélagiques exploitables par des bateaux industriels ou semi-industriels dans la ZEE.
La Politique Nationale en matière de pêche est axée sur :
- Le développement de la pêche artisanale pour satisfaire les besoins de la population en poisson.
- La signature d’accords de pêche avec nos partenaires extérieurs pour une meilleure valorisation des ressources de notre Zone Economique Exclusive (ZEE).
- La promotion de société mixte (capitaux étrangers et nationaux) en l’absence d’une flotte nationale de pêche.
2. Perspectives de développement du secteur pêche dans le cadre de la COI
- La pêche artisanale :
Cette pêcherie compte 8 000 pêcheurs pour 4 000 embarcations dont moins de 20% sont motorisées. Ces embarcations pratiquent principalement la pêche à la ligne (palangrotte) sur le plateau continental ou la traîne au niveau du tombant (poissons coralliens, barracudas, carrangues ou thonidés) ;
On observe quelquefois l’utilisation des filets à Anjouan et Mohéli.
La valeur ajoutée de cette pêche artisanale est estimée à 8,02 milliards de FC.
Ce secteur contribue à hauteur de 5% des ressources en devises et de 8% au Produit Intérieur Brut.
Nécessité de développer la conservation, la transformation et la commercialisation des produits halieutiques.
- L’aquaculture.
Jusqu’à ce jour, aucune forme d’aquaculture n’a été pratiquée aux Comores.
Cette activité n’est jamais rentrée dans les mœurs, traditions et cultures comoriennes.
Les données existantes sur les poissons d’eau douce sont très partielles. On dénombre 20 espèces de poissons d’eaux douce (d’origine marine) et quelques espèces des crevettes dans les rivières permanentes de Mohéli et d’Anjouan.
A la lumière de ce qui procède et compte tenu du contexte économique des Comores, le développement de certaines activités aquacoles dans le milieu marin côtier semble être la solution alternative suite à la surexploitation de la zone côtière en mettant à profit l’expérience régionale en la matière.
L’aquaculture à promouvoir doit être la plus simple possible, à la portée des pêcheurs dépourvus de moyens.
- Suivi, Contrôle et Surveillance (SCS)
Il n’est sans intérêt de souligner ici que la mise en œuvre d’un tel projet repose sur la présence d’un système de VMS (Vessel Monitoring System) dans chaque pays de la région.
Notre pays accorde une importance particulière à un tel projet en raison de notre engagement auprès de la FAO pour une pêche responsable, confirmé par la ratification des Nations Unies sur le droit de la mer d’une part, et en raison des enjeux économiques, notamment la lutte contre la pêche illicite, non réglementée, et non autorisée, d’autre part.







